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06/11/2017

CLASSEMENT FFC COUREURS AMATEURS - 1970-1995

1970-1995 UN QUART DE SIÈCLE DE SUCCÈS

- Vous trouverez sur cette page tous les classements FFC de 1970 à 1995, avec le vainqueur respectif en regard de la saison. Il suffit de cliquer sur le lien pour vous rendre sur la page correspondante.

- Classement FFC 1970, Marcel Duchemin (OGC Laval)
- Classement FFC 1971, Régis Ovion (AC Boulogne-Billancourt)
- Classement FFC 1972, Michel Coroller (VC Saint-Hilaire du Harcouët)
- Classement FFC 1973, Bernard Bourreau (CA Civray)
- Classement FFC 1974, Patrick Perret (Asptt Besançon)
- Classement FFC 1975, Bernard Vallet (SC Nice)
- Classement FFC 1976, Daniel Leveau (VC Argentan)
- Classement FFC 1977, Daniel Leveau (VC Argentan)
- Classement FFC 1978, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)
- Classement FFC 1979, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)
- Classement FFC 1980, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)
- Classement FFC 1981, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)

1970.1.jpg

- Classement FFC 1982, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)
- Classement FFC 1983, Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles)
- Classement FFC 1984, Philippe Dalibard (Redon OC)
- Classement FFC 1985, Daniel Amardeilh (CV Montastruc)
- Classement FFC 1986, Claude Carlin (Asptt Paris)
- Classement FFC 1987, Jean-François Laffillé (CC Wasquehal)

1970.2.jpg

- Classement FFC 1988, Laurent Bézault (Anthony Berny Cycliste)
- Classement FFC 1989, Christophe Manin (CC L’Isle en Doubs)
- Classement FFC 1990, Jean-Philippe Dojwa (VC Vaulx en Velin)
- Classement FFC 1991, Sylvain Bolay (CC Varennes-Vauzelle)
- Classement FFC 1992, Sylvain Bolay (CC Varenes-Vauzelle)
- Classement FFC 1993, Pascal Hervé (AS Corbeil-Essonnes)
- Classement FFC 1994, Christophe Mengin (VS Anould)
- Classement FFC 1995, Damien Nazon (Vendée U-La Roche sur Yon)

COUREURS AYANT GAGNÉ LE PLUS DE SUCCÈS AU COURS D’UNE SAISON

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- Ci-dessous les coureurs ayant gagné le plus grand nombre de victoires au cours de chaque saison. A remarquer que Daniel Leveau détient un beau record avec 64 bouquets en 1984, sachant que de 1974 à 1987 ce même Daniel Leveau totalise 604 victoires. Une autre remarque, celle de l’UC Châteauroux qui détient les trois derniers leaders en la matière (1993, 1994 et 1995).

1970 : Jean-Yves Lebreton (Asptt Nantes) 32 victoires
1971 : Jacques Esclassan (CV Montastruc) 33 victoires
1972 : Michel Coroller (VC Saint-Hilaire du Harcouët) 36 victoires
1973 : Alain Bernard (US Le Bouscat) 31 victoires
1974 : Raymond Villemiane (VC Bergerac) 34 victoires
1975 : Jean-Claude Daunat (VC Côte de Granit) 37 victoires
1976 : Daniel Leveau (VC Argentan) 41 victoires
1977 : Fernand Farges (UC Aurillac) 45 victoires

1970.4.jpg
1978 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 54 victoires
1979 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 51 victoires
1980 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 51 victoires
1981 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 52 victoires
1982 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 41 victoires
1983 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 53 victoires
1984 : Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëles) 64 victoires
1985 : Mariano Martinez (AS Fourchambault) et Daniel Leveau (UV Caen) 36 victoires
1986 : Daniel Leveau (VC Fontainebleau-Avon) 37 victoires
1987 : Philippe Dalibard (AC Brest-Plougonvelin) et Daniel Leveau (Vineuil Sports) 20 victoires
1988 : Philippe Mondory (Cycle Poitevin) 22 victoires
1989 : Marcel Kaikinger (CC L’Isle sur le Doubs) 21 victoires
1990 : Didier Le Huitouze (UC Lochrist-Hennebont) 24 victoires
1991 : Denis Leproux (ECF Changé) 18 victoires
1992 : Denis Leproux (AS Corbeil-Essonnes) 27 victoires
1993 : Franck Boucanville (UC Châteauroux) 14 victoires
1994 : Jean-Pierre Duracka (UC Châteauroux) 19 victoires
1995 : Gérald Liévin (UC Châteauroux) 19 victoires.

(*) en vert les coureurs qui se sont classés la même année premier en termes de victoires et premier du classement FFC national

MEILLEUR COMITÉ (1970-1995) : 1. Bretagne, 2. Ile de France, 3. Normandie

LA DORDOGNE CYCLISTE – Classements FFC © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
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23/07/2017

EYMET, SON ANCIEN CANTON, SES COURSES CYCLISTES

PORTAIL DES EPREUVES ET PALMARES CONNU

- Vous trouverez ci-dessous, la liste des communes de l’ancien canton d’Eymet avec pour chacune d’elles photo (s) et palmarès connu :
- Eymet
- Saint-Aubin de Cadelech
- Serres Montguyard
- Fonroque
- Sainte-Eulalie d’Eymet
- Sainte-Capraise d’Eymet
- Razac d’Eymet

Pas de courses dans les communes de Sadillac, Singleyrac, Saint-Julien et Sainte Innocence.

eymet et le Tour de France.jpg

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VELO DORDOGNE - PORTAIL DES COURSES CANTON EYMET © BERNARD PECCABIN
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SAINT-AULAYE, SON ANCIEN CANTON, SES COURSES CYCLISTES

PORTAIL DES EPREUVES ET PALMARES CONNU

- Vous trouverez ci-dessous, la liste des communes de l’ancien canton de Saint-Aulaye avec pour chacune d’elles photo (s) et palmarès connu :
- Saint-Aulaye
- Saint-Privat des Près
- Ponteyraud
- Saint-Vincent Jalmoutiers
- Saint-Antoine Cumond
- Parcoul
- La Roche Chalais
- Saint-Michel de Rivière
- Saint-Michel Leparon
- Chenaud
- La Jemaye
- Servanches
Pas de courses dans la commune de Festalemps et de Puymangou

Saint-Aulaye 1961.jpg

Roger Tabanou (CC Lindois) vainqueur en 1961 à Saint-Aulaye
aux côtés du speaker Maurice Jouault

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VELO DORDOGNE - PORTAIL DES COURSES CANTON DE ST.AULAYE © BERNARD PECCABIN
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01/07/2017

RIBÉRAC ET SON CYCLISME (CAR et ECRPB)

PLUS DE SOIXANTE ANNÉES D’HISTOIRE

De Marius Duteil à Gabriel Peyencet

1948 à c Duteil, francis et Claudine.jpg

Marius Duteil vainqueur en 1948 à Ribérac

- Le présent document constitue une fiche récapitulative du cyclisme dans la ville de Ribérac, ceci pour les époques partant de 1948 à 2014, année pour laquelle le cyclisme FFC a cessé ses activités. Appelé CAR Cyclisme puis Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc, cette discipline continue de vivre sous la bannière de l’Ufolep et sous le nom d’Etoile Cycliste Ribérac Périgord Blanc. "Vélo Dordogne" vous souhaite bonne lecture, grâce aux liens et aux différents titres proposés ci-dessous. Alors bon surf à tous !

- CA Ribéracois (1948-1951) 1° partie

- CA Ribéracois (1952-1955) 2° partie

- CA. Ribéracois (suite saison 1955 et 1956) 3° partie

- CA Ribéracois (suite 1956-57) 4° partie

- CA Ribéracois (suite saison 1957) 5° partie

- CA Ribéracois (saison 1960, 1961 et 1963) 6° partie

- CA Ribéracois (saison 1964) 7° partie

- CA Ribéracois (saison 1965 et 1966) 8° partie

- CA Ribéracois (saison 1967-1968) 9° partie

- CA Ribéracois (saison 1969) 10° partie

- CA Ribéracois (saison 1970) 11° partie

- CA. Ribéracois (saison 1971 et 1972) 12° partie

- CA Ribéracois (saison 1976 à 1979) 13° partie

- CA. Ribéracois (saison 1980 à 1982) 14° partie

- CA Ribéracois (saison 1983 à 1984) 15° partie

- CA Ribéracois (saison 1985 et 1986) 16° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1987 et 1988) 17° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1989 et 1990) 18° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1991 et 1992) 19° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1993 et 1994) 20° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1995 et 1996) 21°partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 1997, 1998 et 1999) 22° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 2000 à 2003) 23° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 2004 à 2007) 24° partie

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 2008 à 2010) 25° partie)

- EC Ribérac Périgord Blanc (saison 2011 à 2014) 26° partie

NOTA : Toutes les publications sont reliées entre elles. Il suffit de cliquer sur la mention "à suivre" au bas de chaque page.

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Gabriel Peyencet dernier vainqueur à Ribérac en 2014

VELO DORDOGNE - HISTOIRE DU CYCLISME A RIBERAC © BERNARD PECCABIN
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27/12/2016

ALAIN BUFFIERE : SA CARRIÈRE AMATEUR

ALAIN BUFFIERE : SA CARRIÈRE AMATEUR

DE 1967 A NOS JOURS

Buffière 2017.jpg

De la Pédale du Nontronnais à l'EC Trélissac en passant par l'UC Brive et la Pédale Faidherbe

- Vous trouverez ci-dessous tous les liens relatifs aux publications d’Alain Buffière. Coureur de la Pédale de Nontron, de l’UC Brive et de la Pédale Faidherbe, il a poursuivi sa carrière dans les rangs de l’Ufolep puis pour son plaisir en s’attaquant aux cyclo-sportives et aux cols de nos montagnes.

- Présentation du coureur, de son milieu familial et résumé de ses deux premières saisons (1967-1968) 1° partie
- Saison 1969 à Nontron (2° partie)
- Saison 1970 : sa rentrée dans la cour des grands (3° partie)
- Saison 1971 : l’année où il devient Briviste (4° partie)
- Saison 1972 : Champion de France scolaire et débuts en 1° catégorie (5° partie)
- Saison 1973 : Sélectionné parmi les grands pour le France (6° partie)
- Saison 1974 : Champion de France Universitaire (7° partie)
- Saison 1975 : le temps des regrets (8° partie)
- Saison 1976-77 : Un coup d’arrête pour un nouveau départ (9° partie)
- Saison 1978 : Un nouveau départ (10° partie)
- Saison 1979 : Ultime saison avec l’élite et ses adieux avec le haut-niveau (11° partie)
- Sa fin de carrière en FFC, en Ufolep et dans les cyclosportives (12° partie)

VELO DORDOGNE - LA CARRIÈRE D’ALAIN BUFFIERE © BERNARD PECCABIN
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09/11/2016

VERTEILLAC, SON ANCIEN CANTON, SES COURSES CYCLISTES

PORTAIL DES EPREUVES ET PALMARES CONNU

Verteillacois 84.jpg

- Vous trouverez ci-dessous, la liste des communes de l’ancien canton de Verteillac avec pour chacune d’elles photo (s) et palmarès connu :
- La Tour Blanche
- Coutures
- Bertric-Burée
- Lusignac
- Saint-Paul Lizonne
- Bouteilles Saint-Sébastien
- Saint-Martial de Viveyrols
- Champagne et Fontaine
- Gout-Rossignol
- Verteillac
- Cherval
- La Chapelle-Grésignac
-Nantheuil Auriac de Bourzac
- La Chapelle Montabourlet
- Cercles
- Pas de course à Vendoire
- Tout sur le Tour de Mareuil-Verteillac-Ribérac

Autres liens à consulter :
- Portail canton de Sarlat
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Notre photo : Eric Vouillat (EVCC Bergerac) vainqueur en 1984 du Tour du canton de Verteillac avec à ses côtés Sandrine Airault

VELO DORDOGNE - PORTAIL DES COURSES A VERTEILLAC © BERNARD PECCABIN
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09/07/2014

11.07.1964-11.07.2014 : PORT DE COUZE 50 ANS DÉJÀ

Extraits de la presse locale du 13 juillet 1964

- Port de Couze, lieu-dit à l’entrée Ouest de Lalinde a vécu une tragédie sur les bords de la route du Tour de France. Aujourd’hui, ce sera le cinquantenaire de ce drame et c’est pour cette raison que "Dordogne Cycliste" vous fait revivre ces terribles heures vécues par des gens qui étaient venus voir simplement les coureurs de la grande boucle.

- Le Tour est repassé sur ces lieux en 1973, en 1976, en 1987 et en 1994. Un dépôt de gerbe a été fait en 1994 pour le trentenaire lors du passage du Tour en Périgord durant trois jours. En 2004, lors des 40 ans de ce drame, d’autres personnes sont venues se recueillir ici (voir photos). Alors que le Tour fera escale à Bergerac d’ici quelques jours, il n’est pas interdit de penser qu’une cérémonie se déroule sur ces lieux.

″J’ai voulu retirer une fillette. J’ai pris son bras qui m’est resté dans la main. Il était sectionné″

raconte un témoin de la tragédie de Port de Couze

- Neuf morts dont trois enfants et treize blessés, tel est le bilan du terrible accident qui s’est produit samedi 12 juillet à Port de Couze (Dordogne) au 106° kilomètre de la 19° étape du Tour de France, Bordeaux-Brive. Un camion de ravitaillement de la gendarmerie après avoir manqué un virage, est entré dans la foule massée sur un pont enjambant le canal latéral de la Dordogne et a entraîné avec lui dans les eaux plusieurs dizaines de spectateurs.

- Rien ne permettait de prime abord de déceler la traitrise du tournant, juste avant le pont marquant l’entrée du village. Vers la fin de la matinée, une voiture de la caravane publicitaire avait déjà dérapé dans ce difficile virage en épingle à cheveu. Le service d’ordre avait fait évacuer tout un côté du pont, mais il n’était pas apparu de prendre une mesure identique en ce qui concerne le côté opposé, où les curieux s’étaient massés, les uns assis, les autres debout.

- A 13h10 c’était le drame. Ce camion va trop vite, il va rater son virage, s’écria un témoin horrifié de la scène.

Port de Couze.jpg

Notre photo : le camion citerne dans les eaux du canal (sud-ouest archive)

- Un camion de gendarmerie qui transportait du kérosène destiné à l’hélicoptère qui surveille la circulation tout au long du Tour de France, dévalait la route à toute allure… Quand le chauffeur commença à freiner il était déjà trop tard. Le lourd véhicule fit une embardée et fonça vers le parapet où s’étaient massés les curieux venus des villages voisins. Ceux qui se trouvaient au point d’impact furent littéralement broyés avant d’être précipités avec des dizaines d’autres dans le canal, où le camion termina sa trajectoire.

Des hurlements déchirants

- Au premier rang des spectateurs se trouvait un mutilé, Monsieur Munoz, amputé des deux jambes qui fut tué net sans pouvoir faire un mouvement.

- Après le court moment de stupeur qui succéda à l’accident brutal, dont le déroulement ne demanda pas plus de quelques secondes, les hurlements déchirants des femmes et des enfants s’élevèrent de toutes parts. Dans le même temps, on assista au bouleversant spectacle d’une solidarité spontanée qui fit se précipiter tout habillés, dans l’eau du canal, des dizaines de spectateurs afin de porter secours aux victimes. L’un d’entre eux, Monsieur Rouchon venu tout exprès de Port de Couze depuis son domicile de Saint-Aigulin en Charente-Maritime, afin d’encourager Epaud, un coureur charentais raconte : J’ai plongé aussitôt. J’ai eu la chance de retirer le chauffeur du camion avant qu’il ne périsse noyé. Le malheureux, complètement hébété, ne cessait de répéter : ce n’est pas possible, ce n’est pas possible.

- Simultanément, des scènes atroces se déroulaient près de la rive du canal sur lequel on pouvait voir flotter des lambeaux de vêtements arrachés et de chair.

Un petit corps décapité

- La courageuse action des sauveteurs bénévoles fut déterminante. C’est ainsi que Monsieur Henri Péan, âgé de 52 ans, maçon-cimentier, ancien maître nageur parvint à ramener sur la berge deux corps sans vie avant de replonger une troisième fois pour repêcher une personne qui a pu être ramenée grâce à la respiration artificielle. Mais les secours s’organisèrent ensuite rapidement. Ce furent d’abord les pompiers de Lalinde qui arrivèrent sur les lieux, bientôt suivis par ceux de Bergerac et de Périgueux. Les hommes grenouilles prirent le relais des premiers sauveteurs pour fouiller les eaux du canal et en retirer les autres victimes.

- Sur un petit chemin longeant le canal en contrebas de la route nationale, un sauveteur retrouva la tête d’un enfant dont le petit corps décapité devait peu après être retiré de l’eau.

Où est ma maman

- Parmi les scènes les plus atroces qui ont marqué cet accident, la plus émouvante est sans doute le désespoir d’une jeune fille de 18 ans. Mlle Claude Boisserie criant d’une voix entrecoupée de sanglots pour réclamer à tous les échos : Où est ma maman… où est ma maman… Elle était venue avec elle et avec son père, depuis Beaumont en Périgord où ils sont domiciliés. Mais Mme Léa Boisserie est morte. Son cadavre a été retiré du canal, de ce canal où la jeune Claude avait été aussi précipitée en même temps que sa mère, mais d’où un sauveteur avait pu la ramener indemne. Quant à M. Boisserie qui se trouvait un peu plus loin avec des amis, il a dû se borner à assister impuissant à ce drame.

- Monsieur Etienne demeurant à Périgueux a fait de l’accident le récit suivant : J’ai vu surgir le camion du tournant. Il roulait à très vive allure. Quand le chauffeur a commencé à freiner, il était déjà trop tard. Assis près de moi sur le parapet se trouvait un monsieur que je ne connaissais pas mais avec qui je parlais de la course. Dans une fraction de seconde il a disparu, projeté dans le canal par le camion fou qui m’a miraculeusement épargné. Sa dernière phrase a été : Vont-ils bientôt passer ? Puis ce fut le vide. M. Etienne est indemne.

tragique tour de france (photo SO).jpg

Notre photo : les secours sur les bords du drame (sud-ouest archive)

Un bras sectionné

- J’étais assis sur cette petite borne, entre M. Loiseau qui a été blessé et M. Munoz qui a été tué, raconte un autre témoin, M. Ernest Pralong. J’ai vu le camion foncer sur nous. J’ai repoussé une fillette au loin. Je me suis ensuite jeté à terre sur le côté dans un mouvement instinctif. J’ai voulu retirer une fillette, j’ai pris son bras, ce bras m’est resté dans les mains. Il était sectionné. Alors j’ai eu une défaillance. Le pont était dégagé, le service d’ordre avait fait évacuer toutes les personnes qui s’y trouvaient pour ne pas créer un étranglement. Les curieux s’étaient alors massés aux deux extrémités dans les tournants et c’est justement à une de ces extrémités que le camion a fauché les spectateurs.

- Tous les témoins du drame soulignent le courage de ceux qui du haut du pont plongèrent pour retirer du canal les personnes qui y étaient tombées. On cite le plus souvent le nom de M. Pierre Vergne, qui en retira plusieurs et retira la petite voiture d’infirme de M. Munoz.

Que suis-je venu faire ici

- Une dizaine de minutes après l’accident, le peloton des coureurs arrivait sur le pont. Devant le spectacle et sans qu’aucun mot d’ordre n’ait été donné, ils s’arrêtaient, descendaient de bicyclettes et pendant une minute ils restaient immobiles et silencieux. Mais la course continuait et ils repartirent vers le but de l’étape : Brive.

- A 17h00, tandis que le service d’ordre faisait reculer assez loin des lieux de l’accident la foule des curieux, les sauveteurs s’employaient à pomper l’essence transportée par le camion dont le châssis était immergé mais dont la citerne était dégagée au-dessus l’eau. Dans la salle d’un restaurant voisin du pont et transformée en chapelle ardente, quatre cadavres se trouvaient alors réunis. Il y avait celui de Mme Léa Boisserie, celui de M. Angel Munoz, âgé de 57 ans, le mutilé tué sur le coup, celui de Mme Claudine Rey âgée de 21 ans et celui de sa petite nièce, Michèle Cavailles, âgée de trois ans, dont les parents sont domiciliés à Bordeaux et qui passait les vacances chez sa grand-mère.

- M. Etienne Rey qui s’était marié récemment, grièvement blessé était évacué sur Bergerac par un hélicoptère. C’est un de ses compagnons de travail, M. Fernandez, conseiller municipal de Couze, qui l’avait retiré du canal. En reconnaissant son ami, M. Fernandez lui dit : Ah ! c’est toi ? Et M. Etienne Rey eut encore la force de lui répondre : Que suis-je venu faire ici…

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Notre photo : Hommes grenouille et sauveteurs à l’œuvre (sud-ouest archive)

Trop tard

- Dès l’annonce de la tragédie tout le personnel de l’hôpital de Bergerac avait été mobilisé. Lorsque les premières victimes y arrivèrent, deux blocs opératoires étaient en place, tandis que plus de 150 personnes se présentaient au centre de transfusion sanguine. Mais les chirurgiens ne purent rien faire pour trois des blessés qui avaient succombé pendant le transport. Ces trois morts ainsi qu’une fillette blessée qui n’avaient pu être identifiés après l’accident furent reconnus dans la nuit. Il s’agit de M. Gabriel Jolibert, de son épouse et de leurs deux fillettes habitants de Saint-Avit-Sénieur (Dordogne). C’est la sœur de Mme Jolibert qui a reconnu les trois membres de sa famille à la morgue de l’hôpital et la fillette dans une salle de l’établissement de Bergerac au moment même où Jacques Goddet et Félix Lévitan directeur et codirecteur du Tour de France, venant de Brive, s’apprêtaient à se recueillir devant les dépouilles mortelles. La jeune femme en pleurs et hurlant d’épouvante fut prise de syncope en voyant la tête défigurée de son beau-frère. Elle dut être emmenée par deux infirmières.

la stèle.jpg

Notre photo : la stèle fleurie en 2004 (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Le camion va être expertisé

- A 18h00, les hommes grenouilles après avoir longuement exploré le fond du canal et plus particulièrement le dessous du camion mettaient fin à leurs recherches, estimant qu’aucun autre corps ne se trouvait dans l’eau. Dans la soirée, le véhicule a été retiré du canal et ramené à la gendarmerie de Bergerac où il sera expertisé. Il ne fait cependant pas de doute pour les enquêteurs que l’accident est dû à l’allure trop rapide à laquelle le lourd camion de trois tonnes a abordé le virage. Le conducteur, le gendarme Guichène a-t-il cru que la route se prolongeait en ligne droite ? On peut se le demander, car dans le prolongement de cette route venant de Bergerac se situe un chemin de halage signalé par des bornes blanches, mais ces bornes étaient devenues invisibles, car les spectateurs s’en servaient de sièges. Ce n’est qu’au dernier moment qu’il aurait aperçu le virage à angle droit, virage qu’il ne pouvait pas aborder à l’allure où il roulait et son coup de frein désespéré - des témoins ont vu les stops s’allumer - était trop tardif. Il était déjà sur le parapet.

- L’annonce du drame a bouleversé les gendarmeries de la Gironde où Guy Guichène était connu et estimé de tous ses camarades et de ses chefs. Ces derniers le notaient particulièrement bien. Marié et père de trois enfants, le gendarme chauffeur était détaché au centre d’hélicoptères de La Teste. Chargé plus particulièrement de la surveillance des plages en cette période de congés. Il se trouvait hier en mission exceptionnelle pour assurer le ravitaillement de l’hélicoptère de la gendarmerie survolant le Tour de France.

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Notre photo : la délégation locale lors des 40 ans de la commémoration (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Une nuit calme

- Les blessés sont toujours en traitement à l’hôpital Pozzi de Bergerac. Leur état n’a pas empiré depuis hier et tous ont passé une nuit relativement calme. Une fillette cependant, la petite Christine Vidal âgée de six ans n’a toujours pas repris connaissance. Dans une clinique privée, où un seul blessé a été transporté, M. Gilbert Gaillard a passé une excellente nuit.

- Une des victimes légèrement atteinte, M. Gérard Vergnolle a regagné son domicile ce matin. Tous les autres restent sous surveillance médicale y compris le chauffeur du camion citerne, le gendarme Guichène qui a été inculpé d’homicide involontaire et placé sous mandat de dépôt à l’hôpital. On pense qu’il sera transféré bientôt à la prison de Périgueux.

- Les dépouilles des huit victimes de l’accident ont été rendues à leur famille. Le corps de Mme Léa Boisserie avait été dès hier soir ramené à Beaumont du Périgord tout comme celui de la petite Paulette Chavaroche, 10 ans à Port de Couze. Ce matin les autres corps ont quitté la chapelle ardente  hâtivement installée à l’hôpital. Les obsèques des victimes doivent avoir lieu mardi dans leur commune respective toutes situées autour de Lalinde.

- A Port de Couze, sur le pont tragique où un calicot blanc et rouge remplace le parapet effondré, les touristes s’arrêtent continuellement. Les habitants de la région sont là aussi. Certains d’entre eux ont stationné sur les lieux de l’accident pendant une partie de la nuit.

La liste des victimes (sous réserve car lu sur la presse)

- Neuf morts et douze blessés sont à déplorer pour l’heure.

Morts : Mme Claudine Rey, 21 ans, de Saint-Agne; Mlle Michèle Cavaillez, 3 ans, de Bordeaux; Mme Léa Boisserie, 40 ans, de Beaumont ; M. José Munoz, 60 ans, de Port-de-Couze; Mlle Paulette Chavaroche, 9 ans, de Saint-Agne; M. Gabriel Jolibert, 29 ans, de Saint-Avit-Senieur, Mme Jeanne Jolibert, 29 ans, Mlle Roseline Jolibert, 5 ans, leur fille, Mlle Christine Vidal (6 ans) Port de Couze,.

Blessés : Mme Lucette Saint-Just (34 ans) de Gardonne, Marie-Chantal Saint-Just (9 ans) sa fille, André Loiseau (34 ans) Port de Couze, Michèle Loiseau (9 ans) sa fille, Joëllle Loiseau (12 ans) son autre fille, Mme Yvette Jouault (18 ans) de Port de Couze, Gérard Vergnolle (15 ans) de Port de Couze, Claude Rey (35 ans) de Port de Couze, Isabelle et Elisabeth Jolibert (3 et 2 ans) de Saint-Avit Sénieur (enfants des époux décédés), Gilbert Gaillard (42 ans) de Port de Couze (état très grave), Guy Guichène (38 ans) conducteur du camion citerne de La Teste.

 

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Notre photo : Elisabeth Jolibert appartenant à une famille des victimes dépose 3 roses rouges (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

- Ci-dessous vidéo de l’accident (cliquez puis déroulez vers le bas pour y accèder, document noir et blanc)

http://www.francebleu.fr/infos/tour-de-france-2014/jean-paul-ollivier-raconter-les-moments-de-gloire-les-chutes-celebres-les-faits-divers-du-tour-1500787

 

Après la catastrophe de Port de Couze

LE GENDARME GUICHÈNE, LE CHAUFFEUR

DU CAMION FOU, SERA TRANSFÉRÉ

à Bordeaux et mis aux arrêts

- Le Bergeracois se remet lentement de cette catastrophe qui a endeuillé et marqué à vie de trop nombreuses familles de notre région. Samedi devait être pour notre ville une journée de détente et de joie. Après le passage du Tour à Bergerac et la connaissance de la série de nouvelles, notre ville a vécu un après-midi des plus tristes. Partout dans la rue, dans les magasins, chez soi, on ne parlait que de la catastrophe. Chacun se sentait touché, meurtri, très triste. Mais il faut souligner l’immense geste de solidarité qui s’est manifesté spontanément, la compétence et l’organisation rapide et efficace des services de secours.

- Tandis que sur la place les spectateurs les plus chanceux portaient secours aux victimes, à Bergerac, des l’appel de la sirène, nos braves et courageux pompiers quittaient leur poste en ville et fonçaient avec tous les moyens à Port de Couze. Les secouristes de la Croix Rouge partaient eux aussi avec tout le matériel, tandis qu’à l’hôpital de Bergerac, les services chirurgicaux faisient face rapidement à l’affluence des arrivées. Un appel était lancé aux donneurs de sang, vingt minutes après l’accident, tous les blessés avaient été évacués, les services de secours et de sécurité ayant fonctionné rapidement.

 

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Notre photo : Jacques Gauzère et Jacques Salem coureurs de Lalinde devant la stèle (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

- Se sont rendus sur les lieux de l’accident : les secouristes de la Croix Rouge de Bergerac avec à leur tête, M. Romanello directeur de ce service, M. Coq président de la Croix Rouge, les services de la Protection Civile, les CRS de la 73° Compagnie de Bergerac, les pompiers de Bergerac avec leurs hommes grenouilles placés sous le commandement du capitaine Pilot de Bergerac et du commandant Charenton de Périgueux, les gendarmes des brigades de Bergerac sous le commandement du commandant Doat de Bergerac.

- Les personnalités : sur les lieux, nous avons noté la présence de M. Taulelle préfet de la Dordogne, Henry sous-préfet de Bergerac, Pimont député, Ripailler procureur de la république, Manaud président du tribunal de Grande Instance, gendarmes, juge d’instruction, Ventenat conseiller général et maire de Lalinde, le docteur Deguiral directeur du service de santé de la Dordogne, le commandant Biland de Périgueux.

- Soulignons le geste du docteur Maison de Bruxelles qui se joignit aux docteurs René et Michel Rousseau de Bergerac. Les obsèques des victimes ont eu lieu lundi dans les communes respectives du Bergeracois. Le jeune Gérard Vergnolle, 18 ans de Faux, qui avait été hospitalisé samedi a regagné son domicile dans la journée de dimanche. La jeune Isabelle Jolivert, âgée de trois ans n’a pas repris connaissance, l’état des autres blessés est stationnaire.

- Le chauffeur du camion fortement commotionné se trouve toujours à l’hôpital. Il a été réclamé par l’autorité militaire, apprend-on à Périgueux. Incessamment, le gendarme Guichène doit être transféré à Bordeaux où il sera mis aux arrêts.

- M. Sicard maire de Bergerac, s’est rendu dans la journée de dimanche au chevet du blessé. Notons que dans la soirée de samedi, M. Goddet, directeur du Tour de France est revenu sur les lieux de l’accident et a rencontré à Bergerac diverses personnalités.

- Dimanche et lundi une file importante de voitures se succédait sur les lieux de l’accident, voitures venant de tous les départements de France.

- Port de Couze marqué par la catastrophe vit encore aujourd’hui avec ses souvenirs douloureux, ses scènes déchirantes. Tout le canton de Lalinde est en deuil. Aujourd’hui 14 juillet devait avoir lieu à Lalinde une grande épreuve cycliste. Elle est annulée. La fête locale de Couze, prévue les 28 et 29 juillet n’aura certainement pas lieu. L’enquête se poursuit. Les services de gendarmerie s’emploient activement à déterminer les causes et les responsabilités de cet accident. A ce jour, on peut dire que le camion allait trop vite et qu’il lui a été impossible de ralentir à temps.

LA DORDOGNE CYCLISTE - PORT DE COUZE 50 ANS DÉJÀ © BERNARD PECCABIN

Dordogne cycliste privilégie les actualités qui se sont déroulées avant l’arrivée du multimédia

11/06/2014

LE TOUR DE FRANCE EN DORDOGNE

 

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